Florence

Florence

Florence

Par Jean françois Valli

27
AOUT 2018
Voyages

Experience

Florence, Ville de mes Rêves d’Art

Florence, est une ville charmante qui offre de nombreux points de vue. Chaque promenade, particulièrement le long des berges de l’Arno ou en haut de l’une de ses collines, le matin ou au coucher de soleil devient enchanteresse. Traversée par deux bras de la rivière Arno entourée de collines et des Apennins, Florence se situe dans un cadre merveilleux.

On l’appelle aussi « La Bella » pour sa grande richesse culturelle et artistique. Les monuments et chefs d’œuvre sont assez concentrés dans la ville et facilitent la visite.

Photographie de la ville de Florence

Les rues et places avec d’élégants bâtiments et commerces nous guident vers le Duomo, en plein cœur du Centro Storico de Florence. Le Duomo est le nom de la cathédrale Santa Maria del Fiore, mais tout le monde l’appelle le Duomo di Firenze, le Dôme de Florence. Celui-ci est le plus grand du monde, 45 mètres de diamètre !

Cette immense cathédrale gothique peut accueillir jusqu’à 20 000 personnes. Sa façade extérieure, fait de marbre vert, rose et blanc, possède plusieurs portes dessinées avec beaucoup de soin.

A quelques mètres du Duomo se dresse, le campanile de Giotto,  l’un des plus beaux clochers italiens qui fait partie du même ensemble de bâtiments, complété par le Baptistère dédié à Saint-Jean Baptiste. Il arbore d’exceptionnelles mosaïques médiévales en intérieur. Ses portes extérieures sont elles également remarquables. Je suis resté de longues minutes à l’admirer.

En poursuivant la balade, la Piazza della Signoria, logée à quelques pas du Duomo, nous accueille les bras ouverts. J’ai été saisi par la richesse artistique et l’esprit de cette place très vivante. Elle est en de fait très appréciée et particulièrement  par les florentins qui aiment s’y retrouver. Dominée par le Palazzo Vecchio, elle abrite de nombreux monuments et sculptures aux mille et uns symboles.

Les premiers regards se tournent vers cet imposant hôtel de ville, au style médiéval, le Palazzo Vecchio. Construit à la fin du 13ème siècle pour abriter les bureaux du gouvernement, il symbolise la République florentine. Et la statue du Marzocco (Donatello) devant le palais, un lion héraldique représente le pouvoir du peuple.

A quelques mètres du palais, la Loggia della Signoria attire ensuite notre attention ; c’est un véritable musée en plein air. Cette galerie à voûte en arcades expose  une quinzaine de chefs-d’œuvre de sculptures transmettant toutes un message. La Loggia est devenue l’une des premières expositions de sculptures, dans le monde. Toutes originales et librement accessibles jour et nuit, j’ai pu admirer des œuvres comme Persée tenant la tête de Méduse (Cellini) ou Hercule en lutte contre le centaure Nessus (Giambologna).

L’enlèvement des Sabines représente une période légendaire de l’histoire de Rome ; la première génération des hommes de Rome cherchant des femmes pour fonder leurs familles les enlevant notamment aux Sabins.

Et pour parfaire ce magnifique tableau, en son centre, la fontaine de Neptune, œuvre artistique de la Renaissance et la statue équestre de Cosme Ier Duc de Toscane, assez bien conservée elle-aussi complètent le panorama.

La balade se poursuit par la découverte de la Basilique Santa Maria Novella qui n’a rien à envier à ses grandes sœurs. Son vaste intérieur contient des vitraux et des fresques exceptionnelles.  

J’ai été frappé durant ce parcours car il n’y avait quasiment aucun immeuble moderne dans le centre ville.

Nous avons alors décidé de nous laisser guider par la rivière de l’Arno et de longer les berges en direction du Ponte Vecchio, le premier pont de Florence sur l’Arno construit en 1345 et le seul qui a survécu depuis l’époque médiévale. C’est un autre symbole de Florence. Le Ponte Vecchio possède encore quelques fameuses boutiques vendant de l’or et des bijoux en argent. Depuis le pont, vous aurez une vue splendide sur le fleuve Arno et au-delà.

Il existe une promenade dite des trois collines datant de la fin du XIXème siècle, au tracé sinueux, offrant des points de vue magiques de la ville. Elle grimpe jusqu’à l’église San Miniato al Monte, bâtie sur les hauteurs de Florence. Un des panoramas les plus populaires est celui de l’esplanade du Piazzale Michelangelo, où se dresse un monument élevé à la mémoire de Michel-Ange. Il est situé dans le quartier Oltrarno (rive gauche de l’Arno). La vue de ce point d’observation qui surplombe la ville est fabuleuse.

Florence est un vrai régal qui éblouira chacun en fonction de ses passions, plaisirs car la ville aussi comprend un célèbre marché de cuir étonnant près de l’église San Lorenzo, la galerie des Offices (la plus importante collection au monde d’art de la Renaissance), la galerie de l’Académie aux importantes peintures et sculptures des 13ème et 16ème siècles (par exemple le David de Michelangelo), de nombreux restaurants gastronomiques, des magasins aux belles vitrines, etc.

Florence est une ville que l’on n’oublie pas.

Madrid

Madrid

Madrid

Par jean françois valli

27

JUILLET 2018

Voyages

Experience

A l’occasion d’un séjour professionnel à Madrid, j’ai découvert la capitale de l’Espagne le temps d’un week-end. J’ai été comblé et ravi. La majorité des endroits à visiter se situe entre le centre (Centro) et le quartier du Retiro et son magnifique parc du Retiro. Le réseau dense de métro facilitant les trajets, le week-end s’est écoulé au rythme des spectacles de rues tous aussi originaux les uns que les autres et des bâtiments architecturaux pittoresques, monuments historiques.

Les bars à tapas, les rues piétonnes, les différents lieux publics sont autant de prétextes à sortir. Le dimanche, Paseo del prado, la rue la plus célèbre de Madrid, fermée aux voitures offre une promenade privilégiée et surprenante, au hasard de nombreux bâtiments au style bien trempé. Le parc de Retiro parachève le séjour, il est à lui tout seul une raison de venir dans cette ville qui est toujours animée.

Statut équestre

Photographie : Jean françois Valli

Palais royal, la cathédrale

Chacun peut déterminer son propre trajet. J’ai commencé la découverte de la capitale à partir du majestueux Palais royal, situé à quelques mètres de la cathédrale Del Amuneda et du sénat.

Demeure des rois espagnols depuis le XVIIIème siècle, le Palais Royal de Madrid est ouvert à tous ceux qui souhaitent s’imprégner de l’histoire de l’Espagne. Le bâtiment s’inspire des plans réalisés par Bernini pour la construction du Louvre de Paris. Il en impose par sa place d’Armes, sa grande galerie et sa façade principale.

Palais Royal

Photographie : Jean françois Valli

Les Jardins du Palais par beau temps sont très agréables avec leur étang rectangulaire au centre des Jardins, ses fontaines, ses différentes sortes d’arbres et sculptures en marbre blanc.

 

A quelques mètres du palais se situe la cathédrale del almuneda. Elle mérite le détour par son architecture mélangeant plusieurs genres différents. Sa construction a duré un siècle, elle a été consacrée par le Pape Jean-Paul II en 1993, et est devenue alors la première église d’Espagne à avoir été consacrée.

C’est un point de départ idéal pour déambuler dans les rues piétonnes (calle Felipe V, le Teatro Real puis calle preciados).

Rues piétonnes, Puerta del Sol, Plaza Mayor.

Les rues commerçantes et piétonnes aux très nombreux commerces attrayants ‘‘à tous points de vue’’ attirent l’attention. Se promener dans ce quartier, c’est aussi prendre son temps, prendre plaisir à regarder ces magnifiques facades.

Madrid batiment facade orange

Elles nous conduisent tout naturellement vers la Puerta del sol, lieu de rencontres et croisement de nombreuses rues de Madrid puis vers la célèbre Plaza Mayor.

Madrid place puerta del sol soleil

Puerta del sol est le théâtre journalier de spectacles de rues qui sont l’occasion d’une petite pause. Quelques acteurs avaient conçu une scène avec des personnages imaginaires, où chacun pouvait y prendre part et être photographié en leur compagnie. Les gens défilaient les uns après les autres car la scène était très atypique.

Je me suis rendu ensuite à la plaza Mayor, pleine de charme et entièrement piétonne, qui nous replonge immédiatement dans l’histoire et la culture madrilène, à travers sa typique architecture. Dite « la grand-place », elle propose de nombreuses terrasses et la petite halte est très agréable. Elle attire les chansonniers et musiciens et aussi toute sorte de comédiens de rues improvisés.

Plaza Mayor Madrid

Un comédien insolite et enjoué (sans tête, à la tête cachée et avec une casquette posée dans les airs) vient, à votre rencontre et se propose d’être pris en photo avec vous. La scène vaut son détour.

La plaza Mayor fait penser à la grande place de Venise avec ses arcades, son grand espace. Elle est très populaire et connue pour trois éléments symboliques :

La Casa de la Panadería, ancienne boulangerie principale de la ville, construite vers 1590 

– La statue équestre de Philippe III, l’une des plus précieuses œuvres d’art ornant les rues de Madrid. 

PLaza Mayor Statut Equestre

– L’arc de Cuchilleros (XVIIe siècle) l’une des entrées reliant la place à la Cava de San Miguel, une rue remplie de tavernes et d’auberges (il fut construit pour résoudre le problème du dénivelé entre la rue et la place).

Plaza Mayor Porte

Bar à tapas

Samedi soir, je me laisse absorber par la bonne ambiance madrilène qui est très communicative. Sortir déguster des tapas et partager avec des amis un verre et quelques tapas fait partie intégrante de la vie madrilène. J’ai beaucoup aimé l’ambiance incroyable des bars à tapas ; les discussions sont souvent enthousiastes voire passionnées. Nombreux fameux bars à tapas se situent autour de Gran Via à Madrid.

Madrid Bar à tapas nuit

Bar à Tapas 

Photographie : Jean-François Valli

Paseo del Prado

J’ai consacré le deuxième jour au quartier du Retiro, et je n’ai pas regretté. A partir de la station de métro Banco de España, j’accède directement à la Paseo del Prado, fermée à la circulation le dimanche et qui permet de flâner en toute tranquillité ici et là au milieu de toutes les richesses et ouvrages de Madrid. La Fontaine de Cybèle, est par exemple, l’un des symboles les plus représentatifs et prisés de Madrid.

La fontaine de Cybèle représente la déesse romaine du même nom, symbole de la terre, de l’agriculture et de la fécondité, sur un char tiré par deux lions représentant deux  personnages mythologiques grecs. Elle est le symbole de l’approvisionnement de l’eau au XIXème siècle (un jet d’eau fournissait l’eau aux porteurs officiels pour les villages aux alentours, tandis que le grand public s’approvisionnait au second conduit.

La déesse est maintenant l’icône des supporteurs de l’équipe de foot du Real Madrid, qui y fêtent les titres de leur équipe au pied de la fontaine.

Fontaine de cybele Madrid

De cette place, on peut admirer les bâtiments du Palais de Buenavista (Quartier général des Armées), Palais de Linares (Casa de América), Palais des Communications (auparavant siège des Postes et actuellement de la Mairie de Madrid) et la Banque d’Espagne.

En poursuivant la marche le long de Paseo del Prado, la Bourse de Madrid à gauche, et juste à côté, le « Monumento a los Caídos por España » (Monument à ceux qui sont tombés pour l’Espagne), nous conduisent à l’imposante Fontaine de Neptune, l’une des plus belles sources de Madrid, aux nombreux symboles. L’œuvre représente le Dieu des océans, avec son trident, sur un char en forme de coquillage tiré par deux chevaux marins (hippocampes, symboles des tempêtes et de la mer agitée). Son trident lui permettait de soulever ou de calmer les eaux et pouvait provoquer des tremblements de terre en enfonçant son trident dans la terre.

Carillon Plus Ultra

Madrid est étonnante et nous dévoile régulièrement des surprises rafraichissantes : j’ai été capté par le spectacle du carillon du bâtiment Plus Ultra durant quatre minutes. Situé à quelques mètres de la fontaine de Neptune, il ajoute un peu plus de folklore à la promenade.

Le balcon s’ouvre et  les figures apparaissent (les personnages mobiles de Goya : le peintre Francisco de Goya, la duchesse d’Alba accompagnée d’un chien, le roi Carlos III (celui qui a construit La Puerta de Alcalá et qui est connu comme « le meilleur maire de Madrid », Maja de Madrid et le célèbre torero Pedro Romero).

Chacun bouge individuellement reproduisant des gestes spécifiques: le torero ouvre son bras pour montrer la béquille, l’ananas fait des mouvements pour nous séduire, le roi Charles III regarde d’un côté et de l’autre, la duchesse d’Alba tire la laisse sur son chiot, Goya touche sa palette avec la brosse, recherchant probablement le ton exact pour représenter le moment).
Il fonctionne tous les jours à 12h00, à 15h00, à 18h00 et à 20h00.

Parc Retiro

Madrid Parc Retiro

Le parc a été un vrai coup de foudre ! Le beau temps aidant, la promenade est magique. Doté de nombreux jardins abritant différentes variétés d’arbres, éléments architecturaux,  sculptures et fontaines remarquables, j’ai pris énormément de plaisir. 

Parc Retiro Fleur Madrid

Chaque jardin a son charme, offre un point de vue, une ambiance différente, des scènes variées. Je me sentais au cœur d’un véritable oasis de verdure en plein Madrid.

Parc Retiro Fontaine Madrid

Ce parc propose aussi divertissement, visites, expositions. Certains feront un tour en barque sur le lac, dominé par le monument dédié à Alphonse XII, d’autres visiteront le Palais de Velázquez et le Palais de Cristal utilisés comme salles d’exposition.

Palais cristal madrid
Palais cristal madrid

Le parc livre ses secrets et trésors au fur et à mesure de la promenade, par exemple la statue de l’ange déchu : la seule sculpture au monde qui représente le diable et la fontaine des Galapagos, qui commémore la naissance d’Isabelle II, le Reservado (quartiers privés) de Ferdinand VII, la montagne artificielle et la Casa del Contrabandista (l’ancienne salle des fêtes Florida Park), lui confèrent un côté romantique.

Madrid Parc Retiro

Cinque Terre

Cinque Terre

Cinque Terre

Par Jean-françois Valli
01
JUILLET 2018
Voyages Experience

Voici une idée d’escapade romantique à travers l’histoire qui laisse un très bon souvenir. Les Cinque terre forment un groupe de cinq villages médiévaux pittoresques, le long du littoral méditerranéen et sont l’occasion d’un séjour rafraichissant de deux ou trois jours, voire plus.

Chaque village a son charme, son identité, son histoire, même s’ils se ressemblent, et composent, pour le plaisir des yeux, une magnifique mosaïque de couleurs chaudes. Ils se sont bâtis sur des collines sculptées par la mer et les intempéries.

Chaque bourg est relié par un chemin sinueux qui borde la mer pour ceux qui aiment la marche ou par un petit train local (certains wagons sont climatisés): les Cinque Terres ne se visitent pas en voiture. On laisse son véhicule soit à Levanto ou à La Spezia.

Les Cinque Terre sont empreintes de l’activité humaine qui règne depuis sa construction au Moyen Age, des villages qui se sont structurés autour de la pêche et des vignobles. Ils sont à l’est de Gènes (à environ une heure en voiture et trois heures et demie de Nice). Le train part de la gare de La SPEZIA. Un forfait journalier de 12 € permet de prendre le train à volonté toute la journée.
Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926
Manarola
Photographie : Jean-françois Valli
Manarola par Jean françois Valli

RIOMAGGIORE 

Riomaggiore est le premier village depuis La Spieza. De son château, construit en 1260, situé sur les hauteurs, on apprécie la vue merveilleuse sur la mer. La promenade nous emmène ensuite à travers ses escaliers, qui s’entrelacent entre les maisons, et nous plonge dans une ambiance intimiste et l’architecture du XIIIe siècle du centre-ville.

Riomaggiorre par Jean-françois Valli

C’est un chemin à la pente douce qui nous glisse vers le petit port où ses bâtiments, aux façades en pierre, encastrés dans les falaises, se jettent dans l’eau turquoise. Les maisons empilées et accrochées sur le rocher, en bord de mer, sont si serrées qu’elles offrent un effet étonnant. Le premier village donne le ton et ravit.

Riomaggiorre par Jean-françois Valli

Riomaggiore fondé, apriori, au 8ème Siècle par des réfugiés grecs est un ancien village de pêcheur et le port rappelle l’ambiance des ports grecs.

C’est un chemin à la pente douce qui nous glisse vers le petit port où ses bâtiments, aux façades en pierre, encastrés dans les falaises, se jettent dans l’eau turquoise. Les maisons empilées et accrochées sur le rocher, en bord de mer, sont si serrées qu’elles offrent un effet étonnant. Le premier village donne le ton et ravit.

Riomaggiore fondé, apriori, au 8ème Siècle par des réfugiés grecs est un ancien village de pêcheur et le port rappelle l’ambiance des ports grecs.

Riomaggiorre par Jean François Valli

MANAROLA

Manarola, est l’un des plus petits villages des Cinque Terre et le plus réputé. C’est le coup de foudre ! Son unique rue assez longue, aux nombreuses maisons de couleurs rend la promenade enchanteresse. Elle se termine par un petit port improvisé, (ce n’est pas vraiment un port).

Manarola par Jean François Valli

 

Le spectacle des maisons encastrées, elles aussi, dans la falaise donnent un fabuleux spectacle que l’on peut admirer de loin en poursuivant le chemin menant à Corniglia. Elles sont disposées de telle façon qu’elles semblent former un amphithéâtre rocheux dont la scène est le port. Le soir, on ne se lasse pas des magnifiques nuances des façades colorées éclairées par les lumières de la ville. Et le centre-ville est très agréable à visiter la nuit (le dernier train part vers 23h).

Manarola par Jean François Valli
Manarola par Jean-françois Valli
VERNAZZA La balade de ville en ville est pleine de rebondissement. Vernazza est aussi merveilleuse. Il est difficile de se prononcer entre Manarola et Vernazza et statuer laquelle est la plus belle. Vernazza est aussi fameuse pour ses maisons de couleurs, ses ruelles, c’est une véritable évasion. Les barques de pêcheurs accostées le long de la berge rappellent l’activité maritime florissante du village au XIVe siècle, faisant de Vernazza le plus prospère des Cinque Terre. Le château de Doria, autrefois bâtisse défensive, surplombant le village en est un autre exemple. Ce petit village a d’autres trésors : l’église de Sainte Marguerite d’Antioche au style architectural propre à la région, dont l’intérieur est très pittoresque. Du port, il faut prendre le sentier sur la droite qui offre de très beaux points de vue.
Vernazza
Photographie : Jean-François Valli

CORNIGLIA

Perché en haut d’une colline de 100 m au-dessus de la mer, Corniglia est le village central des Cinque Terre, et aussi le plus petit. Depuis la gare on accède au centre-ville par un escalier de plus de 350 marches appelé le « Ladarina ». Sa position lui a donné, dans le passé, un avantage certain face aux envahisseurs et aux pirates.

 

Ses nombreuses ruelles pavées ainsi que les frises de portail en pierre rappellent ses origines romaines. Ses maisons basses typiquement génoises, ses vignobles en terrasse, ses fleurs ornant les maisons et les murs, donnent un charme différent à ce village, le seul des Cinque Terre n’ayant pas d’accès direct à la mer.

Ses habitants ont à cœur de décorer, donner de la couleur à leur village, à travers les fleurs, les fruits. Cela se sent, ce qui lui donne encore plus de charme. On se laisse flâner au hasard des rues, attiré par tout un tas d’objets, de décorations, qui donnent envie parfois de rentrer dans les boutiques, baigné par la douceur ambiante, sa végétation (Corniglia est le plus verdoyant de tous).

MONTEROSSO

C’est le Juan-les-Pins des Cinque Terre. Monterosso Al Mare s’étend le long de plusieurs grandes plages et se divise en deux parties : le vieux quartier, avec ses maisons de pêcheurs traditionnelles sur le port, et sa partie plus moderne, avec des hôtels le long de la plage de Fagina, où repose Neptune, une statue haute de 14 mètres. Son petit port caractéristique, où sont ancrés les bateaux des pêcheurs locaux est magnifique. Le vieux village avec l’église San Giovanni Battista, ses pittoresques petites allées, et ses nombreux bars à vins donnent de nombreuses raisons à l’apprécier et prendre son temps.

Bruges

Bruges

Bruges

Par Jean Francois Valli

22

JUIN 2018

Voyages

Experience

Bruges est une ville étonnante. On l’appelle la Venise du Nord en référence à ses nombreux canaux et elle mérite bien son nom. Elle a su garder une identité en préservant de nombreux édifices historiques du Moyen-âge. Aussi bien dans les restaurants, hôtels ou commerces, les gens font preuve de gentillesse et d’hospitalité, ils sont très accueillants. C’est une ville touristique très prisée qui grouille le matin à partir de 11h.

L’immersion dans cette charmante ville peut commencer en partant du sud de la ville par le calme saisissant du Béguinage, créé en 1245. Avec ses façades peintes en blanc, son jardin de couvent silencieux et son musée du béguinage, il est, à lui tout seul, une visite en soi. Nombreux sont ceux qui trouvent un côté très thérapeutique à la tranquillité ambiante communicative. Ces bâtiments sont classés au patrimoine mondial. L’atmosphère apaisante du site verdoyant attire aussi les canards et cygnes qui ont leur propre jardin ; ils ajoutent une petite touche au spectacle par leur toilettage, leur mouvement gracieux. Animal associé à l’amour, le cygne est incontournable à Bruges.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Beguinage

Photographie : Jean-François Valli

Le Béguinage est attenant au lac Minnewater dit le ‘‘Lac d’amour’’, un petit lac rectangulaire entouré d’arbres et au Minnewaterpark voisin. Le lac fut conçu par un jeune homme en détournant un cours d’eau à travers une digue, qui enseveli la femme de sa vie au milieu d’une dépression du terrain, avant de rompre les digues pour former ce lac. La légende populaire prétend que les amoureux faisant un vœu sur le pont du Minnewater connaîtront l’amour éternel. Le parc est un aussi un endroit privilégié pour la promenade. Le matin, les différentes luminosités confèrent au parc et au Béguinage un côté féérique.

Ensuite, en se dirigeant vers le centre, la petite place Walplein pavée et arborée, avec ses terrasses de café, propose une halte sympathique au milieu des maisons typiquement belges avec leur pignon (ornement caractéristique constituant la partie haute et montante des maisons). La brasserie De Halve Maan invite à la visite de son musée de la bière et suivant l’heure à un bon petit repas ou une dégustation de bière.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Musée de la bière

Photographie : Jean François Valli

« La brasserie De Halve Maan invite à la visite de son musée de la bière et suivant l’heure à un bon petit repas ou une dégustation de bière. »

Ceci nous conduit alors sur le pont de l’hôpital et une des plus vieilles institutions de Bruges l’hôpital Saint-Jean (Oud sint janshospitaal) ; l’église de Notre-Dame à quelques mètres vaut son pesant (sa chapelle est vraiment à voir).

Jean-François Valli : Joueur de Water Polo • Équipe de Lyon

Eglise Notre Dame de Bruges

Photographie : Jean François Valli

De ce point, il n’y a qu’un pas à faire en direction des canaux. La promenade est très plaisante et pleine de surprise le long des canaux. Le week-end, le marché au puce comble la curiosité. Il y en a pour tous les goûts, si vous aimez chercher chiner et apprécier les antiquités, objets anciens ou d’occasion : casques et habits du Moyen-âge, des voitures en chocolat, objets décoratifs, miniatures, etc.

Le marché nous mène ensuite vers le quai du Rosaire, un des endroits les plus romantiques de Bruges avec ses anciennes maisons et jardins suspendus. Il est dominé par une ancienne auberge construite en 1630. La balade se poursuit avec le Marché aux Poissons sur la Vismarkt, puis la place des tanneurs, petite place avec quelques restaurants et surtout de nombreux peintres.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Quai du Rosaire

Photographie : Jean-françois Valli

Jean-François Valli : Joueur de Water Polo • Équipe de Lyon

La Place

Photographie : Jean François Valli

On se retrouve alors sur la Place Burg, bordée par l’Hôtel de Ville, et la Basilique Saint Sang, avec ses statues dorées. C’est un chef d’œuvre qui émerveille tous les passants (La relique du Saint-Sang est vénérée fidèlement et intensément depuis environ 750 ans par la population de Bruges et des environs). Cette basilique a la particularité d’être « double », car elle accueille deux églises superposées.

Quelques mètres plus loin par le biais de la rue commerçante, nous arrivons sur la grande place, point central de la ville qui en impose par le Beffroi haut de ses 83m. Il égaie continuellement la ville au rythme de ses 47 carillons et peut être visité gratuitement. La montée de ses 366 marches donne une vue incroyable sur Bruges.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Basilique Saint-Sang 

Photographie : Jean-françois Valli

La grande place est emplie de trésor du temps: Market, un édifice emblématique aux façades colorées, le Palais Provincial, un très beau bâtiment de style gothique, dont la façade est monumentale (il s’agit de l’ancien siège du Conseil Provincial de la Flandre Occidentale). Ce dernier se situe sur l’emplacement d’une partie des anciennes halles du marché central de Bruges, petit clin d’œil à l’époque florissante et glorieuse de la ville du XII au XVème siècle.

Un peu plus au nord, Bruges révèle encore de nombreux secrets, de belles églises, de beaux bâtiments, ses moulins et agréables places, petits ponts isolés, qui encouragent à profiter de l’instant présent. L’idéal est de flâner au hasard, de se perdre dans les petites rues, et de partir à la découverte.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Le Market

Photographie : Jean-françois Valli

La balade en bateau (elle dure 30 minutes, quel que soit le point d’où l’on part) permet d’avoir des points de vue impossibles, lorsqu’on se promène à pied. Le cœur historique de la ville est encerclé par un réseau de petits canaux qui nous emmènent en bateau ici et là. Parfois un cygne nous accompagnera sur la route durant quelques minutes.

La cité médiévale a su préserver toute sa splendeur architecturale et les différents points de vue, effets de perspective enchanteurs rendent cette balade féérique. Bruges a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2000 et ne cesse d’étonner à travers ce mélange de bâtiments en briques, monuments religieux, musées ou encore peintures, restaurants conviviaux, beaux bistrots et magasins.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Le Market

Photographie : Jean-françois Valli

Pour les amateurs de musée, le musée archéologique, le musée du chocolat, le musée de la bière ou encore le musée de la frite vous combleront ! L’Historium est le musée à ne pas manquer. Des décors de cinéma, de la musique et des effets spéciaux vous transportent un beau jour de 1435. Cette attraction grâce aux nouvelles technologies (réalité virtuelle) reconstruit la grande histoire de Bruges durant les trois siècles marquant sa réussite économique et financière et vous plongent dans l’ambiance euphorique, enthousiaste de cette époque. Sous vos yeux apparait au début la célèbre Waterhalle, le principal entrepôt de navigation, ses canaux, ses échanges, c’est un vrai spectacle. De salle en salle vous êtes transportés à travers le temps. Lorsque le spectacle est terminé, vous pourrez aussi profiter de la vue splendide offerte par la terrasse panoramique et terminer par une dégustation au Grand Beer Café du Duvelorium.

« Tout cet héritage a donné à Bruges le titre de 5e ville la plus romantique au monde. On en garde un souvenir merveilleux. »