Antibes

Antibes

Antibes

Par Jean Francois Valli

31

MARS 2020
Jardin Voyage

A quelques kilomètres de Nice, se dresse fièrement Antibes, une ville fortifiée pittoresque au  charme certain qui recèle de nombreux trésors architecturaux, culturels et provençaux.

PROMENADE DANS LE VIEIL ANTIBES, L’INCONTOURNABLE

Pour les amoureux des balades, ceux qui aiment flâner ou partir à la découverte, d’innombrables promenades s’offrent à vous au sein de la vieille ville, tout le long du littoral ou encore de part et d’autres de la ville.

Au centre de la ville s’élèvent les tours sarrasines, situées sur la partie haute de la ville d’Antibes. Elles semblent avoir un pouvoir d’attraction que l’on vienne par l’est ou l’ouest. Leur construction remonte aux XIème et début du XIIème siècle, pour protéger les antibois des invasions sarrasines dévastatrices ; le tocsin prévenant les habitants, à l’époque, des attaques venant du large.

Les remparts conçus et dressés pour renforcer la protection de la ville par le célèbre architecte et ingénieur militaire Vauban en imposent. Ils se sont ajoutés ensuite au XVIème siècle, permettant à la ville de garder et préserver son authenticité, son riche patrimoine au fil du temps.

En longeant les remparts, par la promenade de l’amiral de grasse qui mène aux tours, le panorama est sublime. Au pied de la tour faisant face à la mer, le château Grimaldi se distingue par sa tour carrée et son chemin de ronde crénelé. Il abrite le musée Picasso créé en son honneur, qui est consacré à quelques-unes de ses œuvres, celles d’un autre peintre célèbre Nicolas de Staël, ainsi qu’à d’autres tableaux d’art moderne.

Antibes a inspiré de nombreux artistes fascinés par son ambiance, ses lumières et couleurs. Claude Monet puis d’autres peintres se succèdent au fil des ans, donnant à la région ses lettres de noblesse.

Antibe Vieille Ville Village

Durant son passage, Monet produit plus de 30 pièces fameuses. Pablo Picasso lui emboite le pas après la seconde guerre mondiale. Le musée lui sert d’atelier pour ses grandes compositions lui permettant de créer la fameuse toile « La Joie de vivre ». Il offrira à la ville, en partant, la plupart de ses toiles faites dans la ville.

A quelques pas de là, un dédale de rues nous guide vers la cathédrale Notre-Dame-de-la-Platéa à la façade plate très singulière de couleurs jaune et ocre.

Nous dirigeant vers le centre se distingue rapidement la halle métallique du Cours Massena, où le marché provençal grouille de monde le matin. Habitants et touristes curieux se mêlent aux étals découvrant de nombreuses variétés de produits locaux de qualité. Des commerces et bars en bordure des halles complètent le décor et sont l’occasion de se restaurer ou faire une petite pause. L’ambiance est très agréable. Construite durant les années folles, à la demande des marchands pour obtenir un meilleur abri, la halle fait le bonheur des antibois et des visiteurs à tout moment de la journée. 

L’après-midi, elle prend un tout autre visage car elle est réservée aux sculpteurs, peintres, etc. qui exposent leurs créations.

Source d’inspiration, Antibes cultive sa fibre artistique. De nombreux ateliers animent  davantage la ville (céramiques, tableaux, compositions en argile faisant la joie soit des collectionneurs ou amateurs). Favorisant régulièrement le développement de nombreux métiers d’art, Antibes reçoit en 2016 le label Ville et Métiers d’Art.

Du marché, il n’y a alors qu’un pas à faire pour plonger au cœur du vieil Antibes dans l’ambiance intimiste de ses rues aux couleurs de la Provence. Flâner au sein des rues fleuries et vertes alternant les jeux d’ombres et de lumières est un vrai régal. 

La balade est rythmée ici et là par une plante habillée d’une belle poterie, un lierre qui court le long d’un mur, une plante grimpante ornant une maison. Les façades de maison variées et les luminosités fluctuant, en fonction de la position et de l’angle du soleil, forment des tableaux vivant au gré des passants, devantures, ombres et lumières.

LE FORT CARRE ET LE PORT VAUBAN, LA RICHE HISTOIRE D’ANTIBES

Au pied des fortifications, la Porte marine, l’unique porte d’accès au port, nous offre de belles perspectives et de très belles vues sur le Fort Carré et le port Vauban.

Blotti entre les fortifications et le fort Carré dans une échancrure incitant les marins à amarrer les bateaux dans cet espace, le port semble remplir un vide qui lui était destiné. C’est ici que le premier comptoir grec Antipolis s’est installé, il y a environ 2500 ans, donnant naissance progressivement à cette belle ville. Le balai des bateaux et des mats sous la houle avec en toile de fond la vieille ville ou le fort anime la balade nous conduisant au Fort.

Construit dans la seconde moitié du XVIème siècle, il surplombe la ville du haut de ses 26 mètres. Servant autrefois à dissuader des attaques et impressionner l’ennemi, il est maintenant classé « Monument historique » et ouvert aux visites. Le chemin de ronde, que vous pourrez emprunter, offre une vue panoramique magnifique sur Antibes. Le Fort est maintenant le théâtre de spectacles, concerts et évènements sportifs.

Antibes Fort Carre

LE PHARE DE LA GAROUPE, UNE VUE IMPRENABLE

Chaque partie de la ville est un spectacle à lui tout seul. Mais ce n’est pas fini.

Il y a d’autres balades toutes aussi merveilleuses les unes que les autres autour d’Antibes, particulièrement au Cap d’Antibes, une presqu’ile aux nombreux trésors, un paradis vert.  

Celle qui mène et au phare et à la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garoupe récompense le promeneur par un panorama grandiose s’étendant jusqu’aux Îles de Lérins, au massif du Mercantour et le long de la côte. Si la région offre de nombreux belvédères, celui-ci est vraiment splendide. 

Antibes La garoupe

LE JARDIN DE LA VILLA THURET

Un peu plus loin, les amoureux de la nature pourront profiter du jardin botanique de la villa Thuret, dédié à la recherche et l’acclimatation d’espèces végétales exotiques, comprenant environ 2500 arbres et arbustes, végétaux, originaires de nombreuses régions du monde. Conçu comme un jardin à l’anglaise aux allées sinueuses et aux formes irrégulières, ses variétés aux formes atypiques et singulières nous donnent l’impression d’être dans un monde fantastique. Couleurs, formes s’entremêlent pour le plaisir des yeux.

LE SENTIER DU LITTORAL AU CAP D’ANTIBES, UN CHEMIN PIÉTONNIER ÉTONNANT

Le plus beau reste à venir le long du littoral au Cap d’Antibes. A l’est, la superbe balade du sentier du littoral, appelé sentier de Tire-Poil contournant le Cap d’Antibes, en longeant des propriétés qui font rêver, offre des panoramas à perte de vue. Ce sentier aménagé et rythmé nous fait passer à travers la végétation, les roches de calcaire, le long des nombreuses petites et charmantes criques.  

Antibes Baie des Milliardaires

Et côté Juan-les-Pins, le chemin ombragé et sinueux passant par le joli petit port de l’Olivette chéri par les joggeurs et amateurs de vélo. 

Antibes regorge de choses à voir et à faire, un petit coin de paradis protégé avançant vers la mer suscitant la curiosité. Il y a toujours un recoin, un détour, un chemin à découvrir. C’est magique.

Malmö

Malmö

Malmö

Par Jean-François Valli

18

SEPTEMBRE 2019

Jardin Voyage

Certaines visites sont parfois le fruit du hasard liées à certaines opportunités. Malmö en fait partie. Une découverte sympathique et inattendue.

Malmö est devenue une ville multiculturelle, ces dernières années, notamment grâce à la construction en 2000 du pont de l’Oresund reliant Copenhague et Malmö. Ceci a favorisé les échanges quotidiens importants de gens dans les deux sens ; l’ouverture de l’université et le renouveau de la métropole contribuant aussi à ce nouveau développement.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

On franchit le détroit de huit kilomètres séparant les deux villes de Copenhague et Malmö en trente minutes de train, grâce à un immense pont-tunnel. La vue, durant ce parcours est magnifique car l’ouvrage domine la mer Baltique et passe à proximité d’un impressionnant champ d’éoliennes. Des milliers d’habitués prennent ce train quotidiennement qui regardent les touristes les yeux écarquillés avec amusement.

Malmö se compose de trois quartiers caractéristiques : la petite île de la célèbre Université, le quartier historique situé sur la grande ile et le quartier moderne et écologique Vastra Hamnen.

Les choses incontournables à Malmö figurent dans ces trois quartiers.

Photographie de Jean François Valli : Gare centrale de Malmö

Quartier de la gare

Au pied de la gare centrale, le bureau de poste central et la gare centrale nous plongent dans l’ambiance nordique. Ces deux bâtiments aux briques rouges dans un style romantique national campent à proximité des quais de bateaux à vapeur. La poste centrale, un bâtiment monumental construit entre1900 et 1906, en impose. Elle se dresse comme un phare indiquant une sorte de point central avec la gare à partir de laquelle tout un petit monde se disperse, chaque jour, à l’intérieur de la ville.

La diversité architecturale est la première chose qui me frappe rapidement. Des maisons en bois ou en brique rouge se mêlent, ici et là, à des bâtisses en aluminium ou en verre, voire des immeubles au design futuriste.

Photographie de Jean François Valli : World Maritim Institute

La petite île de la célèbre Université

Face à la gare, la petite île de la célèbre Université de Malmö, entourée de canaux, est un exemple de cette fusion entre art moderne et art traditionnel. Elle abrite notamment l’hôtel moderne Clarion avec ses trois tours à la structure insolite qui s’est fait sa petite place à quelques mètres de la World Maritim Institute. La perspective et l’alignement créé par ces deux bâtiments forment de belles lignes et de magnifiques photos.

Au pied de l’hôtel Clarion, une fontaine d’eau et une sculpture rouge encadrent dans la perspective la flèche du World Maritim Institute devant un magnifique restaurant construit en brique.

Photographie de Jean François Valli : Hôtel Clarion World Maritim Institute

Les canaux de Malmö 

La balade fleurie le long des canaux est charmante. Ponts en pierre et en métal, bâtiments anciens et modernes se succèdent, cohabitant merveilleusement bien. Le contraste des couleurs et des architectures est plutôt harmonieux. De temps à autres cygnes et canoë animent la rivière.

Photographie de Jean François Valli : Le canal de Malmö 

Le centre historique de Malmö 

La traversée du canal nous entraine vers la majestueuse église Sankt-Petri, au sein de la ville historique. Construite en brique rouge au début du 14ème siècle, dans un style gothique, ornée d’une tour, de vitraux, de nombreuses et vastes ouvertures, cette église est fascinante. Dans les pays de l’Europe du Nord, la pierre est rarement utilisée dans la construction des édifices de style gothique. Elle est remplacée par les briques. Quelques rares sculptures en pierre sont ajoutées sur la façade, car il est difficile d’ajouter des ornements sur la brique.

Photographie de Jean François Valli : Eglise Sankt-Petri

Malmö est une ville qui se parcourt facilement à pied. Beaucoup de rues sont piétonnes et occupées par des terrasses. C’est très agréable de se promener dans les ruelles.

A quelques mètres de l’église, la place fleurie Stortoget tend les bras aux visiteurs. Ici, lApoteket Lejonet, la plus vieille pharmacie de Suède capte tous les regards. C’est un bâtiment de style art nouveau datant de 1890, aux lignes esthétiques autour duquel différents bâtiments anciens et modernes complètent un tableau étonnant. La visite des intérieurs de la pharmacie laisse bouche bée. 

Photographie de Jean François Valli : Place Stortoget Apoteket Lejonet

Un peu plus loin, au cœur du centre touristique et historique de Malmö, la place Lilla Torget est l’occasion de boire un verre et profiter de l’une de ses belles terrasses. Encadrée des deux côtés par des maisons à colombages, la grande et jolie place pavée regorge de bars, cafés et restaurants. Cette place pittoresque attire touristes et habitants du quartier qui apprécient l’animation créée par les nombreux cafés et restaurants. A cet égard, Malmö offre une riche variété de restaurants de cuisines de tout le monde. 

La vie nocturne de Malmö se concentre aussi à Lilla Torg, Autour de cette place, il y a des nombreuses boîtes de nuit. 

Malmö est une ville vivante qui organise aussi événements, expos, marchés et spectacles musicaux durant l’année.

Photographie de Jean François Valli : Lilla Torget

Escapade à Malmö, une ville verdoyante

Chaque ville scandinave possède de nombreux espaces verts. Malmö ne fait pas exception à la règle. Parmi tous les parcs répartis un peu partout dans la ville, le parc Slottsparken représente une promenade très plaisante au cœur de grandes zones boisées, étangs, canaux et passerelles, et bâtiments décoratifs (le moulin Slottsmöllan, le château, etc.). De nombreux coins de verdure sont agrémentés de sculptures, bâtiment décoratif ou pièce d’eau… magique !

Photographie de Jean François Valli : Parc Slottsparken

Vastra Hamnen et Turning Torso, l’art architectural de Malmö 

De ce parc, il n’y a qu’un pas à faire pour se rendre au quartier très moderne Vastra Hamnen, et son front de mer urbanisé qui se démarque par son architecture au design futuriste. Le Turning Torso, composé de neuf cubes imbriqués en spirale, symbolise le développement de la ville par ses 190 mètres de hauteur et 54 étages… C’est la deuxième plus haute tour d’habitation de l’Europe. 

Si Malmö est très agréable à pied, elle l’est autant en vélo, un moyen de transport majeur dans cette ville. Son réseau de pistes cyclables important et un relief sensiblement le même d’une hauteur à 37m d’altitude rendent évidemment le vélo très agréable. 

La visite de Malmö en deux jours est l’idéal .Cet ancien port industriel s’est métamorphosé en quelques années pour devenir une cité verte où se mêlent art moderne et art traditionnel. Dans cette ville pleine de rebondissements, la culture est aussi très présente. La forteresse Malmöhus transformée en musée historique sur l’évolution de la ville vous plonge dans le passé et l’art suédois. Le Tekniska Museet fait office de musée des sciences et techniques, tandis que l’art contemporain est représenté au Malmö Konsthal et au Moderna Musee. Que faire à Malmö est une question aux nombreuses réponses. 

Photographie de Jean François Valli : Malmö

Malmö laisse le souvenir d’une ville atypique, qui tranche avec bien d’autres villes touristiques. Elle a un caractère insolite qui encourage la découverte de nouveaux endroits. Personnellement l’effet surprise a été au rendez-vous. 

Honfleur

Honfleur

Honfleur

Par Jean-François Valli

6

SEPTEMBRE 2019

Jardin Voyage

Honfleur est une ville normande charmante aux mille et uns délices. Séduisant Monet, Courbet, Boudin très inspirés par autant de beauté, Honfleur gagne son surnom : la Cité des peintres et de l’Impressionnisme. 

LE VIEUX BASSIN D’HONFLEUR, UN LIEU EMBLEMATIQUE

Ses lumières changeantes se reflétant sur le vieux bassin, ses couchers de soleil rasant l’estuaire de la Seine, ses maisons normandes en pan de bois, ses bâtiments pittoresques sont autant de merveilleux tableaux vivants. 

Ses nombreux et bons restaurants la rendent encore plus attrayante à travers ses spécialités : fruits de mer, fromages, crêpes, pommes et poires, cidre, etc.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Honfleur fait maintenant partie, depuis plusieurs années, des dix premières destinations touristiques en France et des trente premières en Europe.

Honfleur se visite à pied. De nombreux parking parsemés le long des bassins à l’entrée de la ville ou à proximité du jardin des personnalités conduisent soit au centre-ville, soit vers le vieux-bassin, emblème de la ville. 

LE QUARTIER ENCLOS, LE PLUS ANCIEN D’HONFLEUR 

Le vieux bassin est incontournable. Bordé de maisons du XVIIème et du XVIIIème siècle, inscrites en tant que monuments historiques, on ne lasse pas d’admirer les reflets des maisons aux différentes couleurs et des bateaux amarrés sur l’eau. Le matin et le soir sont des moments privilégiés pour immortaliser ce spectacle et créer de belles photos.

Photographie de Jean François Valli : Le vieux bassin

La Lieutenance, gardienne du Vieux Bassin et dernier vestige des remparts, marque l’entrée de la vieille ville fortifiée. Cette ancienne demeure du lieutenant du Roi au XVIème siècle est un édifice phare d’Honfleur. Les tout premiers remparts de la ville furent érigés au XIIIème siècle, autour du quartier de l’Enclos, qui porte bien son nom. 

Ancien centre-ville, à l’époque,  sous l’impulsion de Charles V, l’enclos aujourd’hui abrite toujours les instances administratives, des églises, de jolies rues commerçantes et les fameux greniers à sel, eux aussi, classés monuments historiques depuis 1916. 

Photographie de Jean François Valli : La lieutenance

Au pied du bassin se dresse l’église St Etienne, l’un des plus anciens édifices de la ville. 

Édifiée en même temps que les remparts et transformée successivement en magasin, théâtre, bourse du commerce, elle fait office maintenant de musée de la marine et retrace fièrement l’histoire du port d’Honfleur. 

Si vous recherchez un quartier animé, l’Enclos est un endroit idéal ainsi que le quartier Sainte-Catherine.

Photographie de Jean François Valli : Quartier Sainte-Catherine

En déambulant ici et là, en faisant dos à l’église St Etienne, la ville révèle quelques petits joyaux, empreintes du temps. La place Arthur-Boudin arbore, par exemple, la maison Louis XIII en damier de pierre et de silex. 

Un peu plus loin, les Greniers à sel, de grands bâtiments en pierre et couverts de tuile datant du XVIIe siècle (1670) impressionnent par leur taille. Ils permettaient autrefois d’entreposer plusieurs milliers de tonnes de sel, utile à la conservation du poisson et servant à payer les taxes royales 

Photographie de Jean François Valli : Le grenier à sel

De vieilles maisons protégées d’ardoises rythment la balade où de nombreux commerces vous inviteront à découvrir des spécialités. 

Photographie de Jean François Valli : Le lavoir du quartier Saint Léonard

LE QUARTIER SAINT LEONARD ET SES CHARMANTES PETITES MAISONS

Un autre quartier mérite une attention particulière : le quartier de Saint Léonard. En traversant le cours des fossés, on accède au Lavoir Saint Léonard, alimenté par les sources de la Côte Vassal. Il s’agit du plus ancien lavoir de la ville.

Ce quartier a aussi un riche passé. L’église Saint Léonard témoigne des époques troublées et agitées du passé. Rebâtie plusieurs fois à cause de nombreuses guerres de religion, son architecture est marquée de ses différentes évolutions et modifications. Son portail de style gothique flamboyant du XVe siècle dénote du cadran d’horloge plus récent du XVIIIe siècle.  Enfin, son grand clocher est lui aussi assez incroyable. Il est décoré d’élégants bas-reliefs représentant des instruments de musique.

Ces dernières années, ce quartier très agréable s’est transformé et donné une nouvelle identité, tout en gardant un esprit village, notamment grâce à ses divers et récents commerçants. De nombreuses galeries d’art, nombreuses maisons à colombage ou en vielles pierres complètent ce beau tableau.

Quartier Saint Léonard

Eglise Saint Léonard

LE QUARTIER SAINTE-CATHERINE, LE QUARTIER MARITIME

En suivant les rue Cachin, rue des Prés puis la rue brulée, on arrive au quartier le plus connu et emblématique d’Honfleur celui de Sainte-Catherine. Il s’est développé au moment de la construction des remparts de la ville, autour de l’église. C’est le quartier maritime, « des gens de mer ».

L’église Sainte-Catherine est le centre d’intérêt de la ville. Entièrement en bois, elle se dresse fièrement au cœur d’un quartier, aux nombreuses ruelles charmantes, aux boutiques artisanales accueillantes et composé d’anciennes bâtisses aux poutres de bois fendus.

L’église a été bâtie au XVème siècle pour remplacer l’église de pierre détruite durant la guerre de Cent ans, Sa forme originale de double coque de bateau renversée rappelle les connaissances en construction navale des habitants. A l’intérieur aussi, les senteurs des bougies et du vieux bois se mêlent de façon surprenante. 

Le clocher de l’église est étonnant. Séparé de l’église, cette robuste construction en bois est devenue une annexe du musée Eugène-Boudin où sont exposés des objets d’art sacré et ornements.

Photographie de Jean François Valli : Eglise Sainte Catherine

 Le clocher de l’église est étonnant. Séparé de l’église, cette robuste construction en bois est devenue une annexe du musée Eugène-Boudin où sont exposés des objets d’art sacré et ornements.

Photographie de Jean François Valli : Clocher du quartier Sainte-Catherine

Naturospace, musées et Côte de Grace

Non loin de l’église, se trouve le jardin des Personnalités offrant une promenade bucolique et culturelle à travers ses nombreuses allées aménagées, où vous pourrez croiser les bustes de personnalités illustres liées au port normand.

Autour de ce jardin se situent plusieurs musées, les maisons Satie et le musée Eugène Boudin ainsi que le Naturospace qui nous plonge au cœur d’une petite forêt tropicale humide où  différents oiseaux et espèces de papillons se baladent en semi-liberté dans une serre de près de 800 m2. Nous vadrouillons ici et là au milieu des papillons, oiseaux et une végétation luxuriante. C’est un moment magique !

Deux jours à Honfleur sont nécessaires pour profiter pleinement de cette très belle ville. Il y a beaucoup de choses à découvrir à Honfleur. Son port et ses pêcheurs sont aussi une invitation à la flânerie.

Photographie de Jean François Valli : Côte de Grâce et Chapelle

Notre coup de cœur est la promenade sur la Côte de Grâce. Le matin, la promenade à partir de la rue Charrière de Grace en passant par la chapelle de Grâce jusqu’au Mont Joli redescendant ensuite dans la ville, offre des spectacles de couleurs et lumières exceptionnelsLes panoramas et perspectives sont étonnants. Ils se prolongent jusqu’au Pont de Normandie et ses côtes. Le soir, les luminosités sont différentes et la promenade est féérique.

Honfleur est une ville attrayante et accueillante qui laisse un beau souvenir et le sentiment qu’en revenant le plaisir sera toujours le même. 

Photographie de Jean François Valli : Bassin ville d’Honfleur

Lisbonne

Lisbonne

Lisbonne

Par Jean-François Valli

28
OCTOBRE 2018
Voyage Experience

L’arrivée à Lisbonne en dévalant les pentes de la ville nous dévoile ses premiers emblèmes: son pont suspendu imposant en acier rouge et la statue du Christ qui nous conduisent à traverser le  fleuve du Tage.

Rebaptisé le Pont du 25 Avril en mémoire à la révolution des œillets et à la fin de la dictature de Salazar (25 avril 1974), il est devenu le plus long pont suspendu d’Europe avec ses 2 277 mètres de long. Il est omniprésent sur les cartes postales et visible des belvédères de la ville.

Il mène au Cristo Rei, ou « Christ Roi » bras ouverts et tourné vers Lisbonne, sur les hauteurs de l’Almada, un petite ville en face de Lisbonne.Sur un socle d’une centaine mètres de haut environ, la statue nous fait, bien sûr, penser à celle de Rio de Janeiro, comme le pont suspendu nous rappelle le Golden State de San Francisco ce qui est légitime. Le pont a été construit par la même compagnie américaine.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

Photo : Le pont du 25 avril

De cet endroit, Lisbonne¸ surnommée la ville aux 7 collines, s’étend le long du Tage avec son port. A l’ouest, se dresse fièrement la Tour de Belem érigée pour contrôler l’entrée de la ville par la mer.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926
Photographie de Jean François Valli : La tour de Belem

Nous nous plongeons alors progressivement dans la ville et son histoire, à partir du quartier de  de Belem, riche de nombreux monuments: sa tour, le monastère, ses jardins, etc. Haute de 35 mètres, la tour est ravissante avec ses beaux balcons et ornements sculptés dans la pierre calcaire.

A quelques mètres, le monument aux Découvertes rend hommage aux plus grands explorateurs portugais.

Jean-François Valli : Match de Water Polo • Jeux Olympique Paris 1926

La place do Império, l’une des plus grandes places d’Europe prolonge la balade jusqu’au magnifique monastère des Hiéronymites, ayant lui aussi un lien profond avec les premiers explorateurs portugais.

L’accès gratuit uniquement à l’église permet de découvrir les tombeaux de Vasco de Gama (grand explorateur portugais) et de Luis de Camões (grand poète) qui ont marqué l’histoire. Edifice majestueux par sa taille, il fut construit pour commémorer le retour de Vasco de Gama. Initialement, les moines apportaient leur aide aux marins qui accostaient les bords du fleuve. Plus tard, le monastère devint un lieu où les femmes des marins venaient prier pour que leurs époux reviennent sains et sauf.

Longeant le Tage, nous arrivons sur la fameuse place du Commerce, entourée d’édifices aux couleurs jaune, abritant notamment un Arc de Triomphe et en son centre la statue équestre de Joseph 1er de Portugal. L’arc de Triomphe arbore plusieurs statues dont celle de Vasco De Gama, nouveau clin d’œil à l’histoire. Cette place a d’abord été durant plusieurs siècles la porte de Lisbonne pour le commerce maritime, les navires marchands arrivant chargés à cet endroit. Elle est maintenant totalement piétonne et les terrasses des cafés ont pris place sous ses arcades au style bien trempé.

Le quartier le plus typique de Lisbonne de l’Alfama « nous tend la main ». Ce vieux quartier historique aux ruelles sinueuses et escarpées est plein de charme. C’est un moment privilégié où l’on prend son temps pour admirer des maisons au style pittoresque, ses ruelles pavées, ses passages voûtés. C’est un moment de détente, de flânerie où l’on prend son temps pour apprécier chaque recoin. C’est un quartier populaire avec une atmosphère particulière. Nous avons eu de la chance car nous étions, ce jour-là, à quelques heures d’un match de foot de la sélection portugaise. Les habitants avaient sorti les barbecues, faisaient griller poissons et sardines.Les bonnes odeurs et la bonne ambiance nous ont gagnés.

Le mirador de Santa Luzia nous récompense de nos efforts à arpenter la colline. Un belvédère aux belles arcades nous livre le spectacle de la ville du Tage. Son jardin, la vue sur les toits et les arbres fleuris créent un univers paisible et poétique. Un peu plus haut encore la porte del sol nous offre d’autres perspectives merveilleuses, avant d’arriver au château de Saint-Georges aux remparts imposants. Ce quartier nous comble.

Le soir, nous nous rendons à Cascais, un joli port de pêche. Son séduisant et vieux centre-ville, ses plages, son port, ses flancs rocheux au coucher de soleil prennent une allure féérique. Cascais abrite de nombreux monuments historiques et ses rues piétonnes aux nombreux bars et restaurants contribuent grandement à l’ambiance festive.

Le lendemain matin, nous prenons un café sur la place du Rossio en plein cœur de Lisbonne comprenant de magnifiques places, reliées entre elles par de longues avenues bordées de bâtiments du 18e siècle.

La place des Restauradores, un peu plus loin, nous dévoile un obélisque, en son centre, commémorant la restauration de l’indépendance du Portugal de l’Espagne en 1640, après 60 ans passés sous domination espagnole. Elle est entourée de différents bâtiments mêlant différents mouvements artistiques notamment le Palais Fozavec ses teintes roses (19e siècle), le Théâtre Eden (art déco).

A quelques mètres, La Praça da Figueira « grande place carrée du figuier » nous tend les bras pour nous conduire sur les hauteurs de Lisbonne.Cette place est aussi charmante et très animée. Une personne cirant les chaussures avec tous ses outils fait le spectacle.

Nous prenons alors l’un des typiques tramways (ligne 12) qui fait le tour du centre historique de la ville en passant par l’Alfama. A la station Rua Dos Lagares, nous nous projetons vers le mirador Sophia de Mello Breyner Andresen pour profiter d’un nouveau point de vue sur la ville, avant de replonger dans le centre et admirer d’autres splendides perspectives du haut de l’ascenseur de Santa Justa (Elevador de Santa Justa). Ce bâtiment en fer forgé de 45m de haut est étonnant par son architecture insolite.

L’après-midi nous changeons de décor. La côte atlantique de Lisbonne, à 40 minutes environ en voiture, offre une succession de plages de toute splendeur, facilement accessibles. Azenhas Do Mar, petit village perché sur une falaise nous invite à nous imprégner de la tranquillité qui y règne. Nous suivons ensuite le sentier longeant le littoral et bénéficions de merveilleux points de vue. La plage sauvage de Guincho, paradis des surfeurs aux puissants courants accompagnés de vagues impressionnantes contraste complètement avec le tableau que nous avons quitté quelques minutes auparavant. La côte jusqu’à la pointe de Cascais est incroyable.
Le troisième jour, nous reprenons notre visite de Lisbonne et nous nous attaquons aux quartiers Chiado et Bairro Alto. Le fameux tramway 28, le plus populaire, sillonnant les ruelles pentues de Lisbonne nous conduit jusqu’à la place animée Luis de Camoes. Elle porte le nom du célèbre poète auteur des Lusiades (la grande épopée nationale du Portugal).  Entourée d’élégants immeubles et se prolongeant vers la place Chiado, elle offre plusieurs directions toutes aussi attrayantes les unes que les autres. L’église da Encarnação au style baroque et aux façades d’un blanc incroyablement pur, ornées de quelques éléments décoratifs est magnifique. A quelques mètres on peut admirer l’atypique Teatro da trindal Inatel, aux façades mauves.
Ce quartier est très agréable et incite à prendre son temps, s’arrêter ici et là devant quelques boutiques, découvrir d’autres églises, bâtiments. Nous nous laissons guider par les rues et ruelles jusqu’à l’imposant Palais de l’assemblée nationale blancheur immaculée. Son architecture force l’admiration : son portique, ses arcades et les statues représentant les quatre vertus cardinales mises en évidence par Platon: la Justice, la Tempérance, la Force et la Prudence. Durant cette mini escapade, nous croisons le funiculaire de Bica avalant la pente raide, nous découvrons le belvédère Santa Catarina puis quelques ateliers artistiques. Le tramway 28 nous ramène alors dans le centre. Nous en avons plein les yeux avec un souvenir merveilleux de cette ville et de ces habitants toujours accueillant et prêts à nous aider.

Seville

Seville

Seville

Par Jean-françois Valli

28

SEPTEMBRE 2018

Voyages Experience

SEVILLE, la douceur de vivre à l’espagnole

La dolce vita ou douceur de vivre est associée historiquement au style de vie italien. Séville a su aussi se créer cette bonne réputation. C’est une belle ville, haute en couleur, très agréable, pour passer un petit ou grand séjour.

Riche de nombreuses places ensoleillées, ses ruelles et jardins ombragées offrant un peu de fraîcheur, de ses fleurs d’oranger, de ses maisons de couleur rouge, jaune ou bleues et de ses bars à tapas qui rythment les balades, Séville est un lieu spécial où les journées ne se ressemblent jamais. D’une place à une autre place, d’une rue à une autre, les couleurs, l’ambiance ne sont jamais les mêmes. C’est quelque chose que j’ai beaucoup aimé.

Seville Dolce Vita Place Fleurs

Photographie de Seville par Jean-François Valli

LA PLAZA DE ESPAÑA À SEVILLE, UN INCONTOURNABLE

La Plaza de España est une des plus belles places de Séville, un endroit privilégié par lequel j’ai commencé la découverte de la ville. Situé face à la place centrale, un palais royal en forme d’hémicycle, impressionnant par sa taille, bordé par un plan d’eau, vous accueille chaleureusement.

Plaza Espana Seville

Photographie de Seville par Jean-François Valli

Arborant sur ses façades extérieures de nombreux tableaux aux carreaux en faïence reconstituant des moments de l’histoire de l’Espagne.

Seville Plaza Espana Mosaique bleu et jaune

Photographie de Seville par Jean-François Valli

Sa fontaine et ses ponts nous invitent à nous balader tout autour du palais et admirer les différentes perspectives et points de vue.

Plaza Fontaine Seville Fontaine Espagne

Photographie de Seville par Jean-François Valli

Surprise ! En longeant les arcades du palais nous tombons sur un groupe musical produisant un spectacle de flamenco improvisé. L’ambiance a gagné les visiteurs du parc, c’est tout simplement génial.

Photographie de Seville par Jean-Francois Valli

Naturellement, nous nous orientons ensuite vers le Parque María Luisa, prolongeant la grande place. C’est une balade au vert au milieu de lacs, cascade, statues, musées à l’architecture étonnante.

LE CENTRE DE SEVILLE ET SA VIEILLE VILLE

En sortant de la place d’Espagne par la sortie principale, l’ancienne fabrique royale de tabac maintenant transformée en université nous guide dans le quartier coloré et typique de Santa Cruz. C’est le quartier idéal pour s’imprégner de la façon de vivre des sévillans, prendre son temps et adapter la promenade en fonction ses envies.

Chaque coin de rue nous dévoile ses terrasses et ses bars, ses ruelles pavées avec un peu de fraicheur, ses édifices historiques au style incroyable ou encore ses maisons aux couleurs chaudes.

Le périmètre regroupant les quartiers El Alfafa, Museo, Encarnacion, Regina, El Arenal regorge de bars à tapas où la bonne humeur règne comme si elle avait été gravée dans les murs. Chacun trouve son plaisir facilement avant de poursuivre la découverte de la ville et passer du bon temps. Certains proposent une déco très sympa avec un choix conséquent de plats savoureux à partager. Ce sont des bons moments.

Séville

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Baratillo Seville

L’après-midi nous sommes transportés par l’atmosphère apaisante de la ville dans le dédalle des ruelles médiévales. Nous flânons et admirons les bâtiments, les places aérées qui nous entrainent vers de remarquables édifices, notamment les Archives des Indes.

Archives des Indes Seville

Photographie de Seville par Jean-Francois Valli

La splendide cathédrale de Santa Maria de la Sede, l’édifice le plus symbolique de Séville se dresse ensuite devant nous. Construite au cours des XVIᵉ et XVIᵉ siècle, elle en impose avec son clocher, la Giralda, ancien minaret et vestige de l’époque mauresque. Nous la contournons pour admirer ses façades extérieures et sa partie intérieure.

Cathédrale Seville Jour

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Giralda Seville

Le soir, elle devient encore plus belle avec toutes les lumières qui s’y projettent.

Cathédrale Seville

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Archives des indes Seville

Le soir, le centre-ville s’anime fortement, il grouille. Séville est vraiment une ville où il fait bon vivre. Le quartier de Triana de l’autre côté des rives en est aussi un bon exemple.

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Le lendemain nous partons de la Plaza Nueva et décidons de profiter des luminosités du matin pour contempler des endroits que nous n’avons pas encore vus : la banque d’Espagne, l’hôtel de ville, la plaza del triumfo, l’Alcazar (l’un des plus anciens palais dont l’architecture est caractéristique de Séville, comprenant un palais et un jardin qui attirent la foule, nous ne l’avons pas visité), l’hôtel Alfonso XII, les jardins de la porte de Jerez.

PROMENADE SUR LES QUAI DU GUADALQUIVIR

Les courants d’air frais provenant du canal Alphonse-XIII sont alors l’opportunité de longer les berges fleuries du fleuve du Guadalquivir traversant la ville.

Se dresse soudainement la fameuse Torre del Oro ancien coffre-fort et tour de défense de Séville (son nom : la tour de l’or correspond tout simplement à l’endroit où l’on gardait l’or d’Amérique du Sud ; le Guadalquivir étant un fleuve navigable qui se jette dans l’océan).

Torre Del Oro Seville

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Quelques mètres plus loin, les arènes de Séville appelées aussi « Catedral del Toreo » (cathédrale de la corrida), nous attirent à travers sa façade baroque rayonnante aux couleurs rouge et jaune.

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Remonter le fleuve est très agréable et permet aussi d’apprécier  les maisons aux différentes couleurs de l’autre côté de la rive jusqu’au pont de Triana. A ce moment, l’heure nous encourage à retourner dans le centre et prendre du bon temps.

Seville Quai Galzaquir
Quai Galzaquir a Seville

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Chaque coin, recoin, détour est l’occasion de découvrir une place, un jardin, un bar à tapas, un monument, etc. Le sévillans sont en général accueillants, aimables. Au fur et à mesure du séjour, Séville devient de plus en plus attachante.

Batiment Seville

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

C’est avec un petit pincement au cœur que nous quittons le lendemain cette douce cité, qui mérite qu’on s’y arrête et même qu’on s’y attarde …

Palais San Telmo

Photographies de Seville par Jean-Francois Valli

Grenade

Grenade

Grenade

Par Jean-François Valli

07
SEPTEMBRE 2018
Voyages

Experience

Grenade un rêve éveillé.

En nous approchant de Grenade, par l’autoroute, on parcourt une région vallonnée au relief accentuée. Grenade est nichée entre le parc national de la Sierra de Huétor et du parc national de la Sierra Navada. La route devient très belle et tranche avec les terres arides et sèches des régions précédentes. La végétation est abondante, quelques sommets au loin de la Sierra Nevada se profilent. Le décor est planté.

Sierra Nevada Grenade

Grenade est connue dans le monde entier pour les jardins et palais de l’Alhambra, qui sont uniques. J’ai rencontré américains, péruviens, européens, asiatiques durant la visite. C’est un voyage incroyable jalonné de différentes merveilles. Grenade est souvent associée à ses jardins, mais elle est devenue  bien plus au fur et à mesure de mon séjour.   

 

Grenade Alhambra

C’est aussi une ville qui a su protéger et conserver son patrimoine et héritage historique (influences musulmane, catholique et baroque) et allier art moderne (Street art, bâtiments contemporains). Elle alterne calme et animation, sait séduire à travers sa gastronomie locale et celle d’autres pays.    

 

Plaza Nueva Grenade

Grenade est un coup de cœur inattendu qui m’a plongé dans un rêve éveillé. Le coucher de soleil vu des jardins Carmen De Los Martires rivalise avec le lever du soleil du haut du Mirador de San Nicola.

Alhambra San Mirador

LES JARDINS DE L’ALHAMBRA

Le séjour commence par les jardins d’Alhambra. Yusuf ben Nasr, qui donna son nom à la dynastie des nasrides, conquit au IXème siècle une forteresse qui se trouvait à l’endroit où se tient aujourd’hui l’Alcazaba de l’Alhambra. Il fondit ensuite le Royaume de Grenade. Les palais des Nasrides et l’Alcazaba sont le point d’orgue d’un voyage au cœur de l’ancien centre politique de tout l’occident musulman.

Palais Nasrides Jardins Alhambra

La visite du site entier dure entre trois et quatre heures en fonction de chacun.

Au centre de ce royaume, la Médina était un ancien lieu de résidence des fidèles des Nasrides, à l’écart de l’agitation de la ville ; une véritable cité était et est encore un endroit privilégié.

La Médina jouxte les palais des Nasrides, résidence officielle du roi comprenant une zone privée et publique, des espaces aux nombreux éléments décoratifs  très variés, où l’on se régale : céramiques, armatures en bois délicatement taillées, décorations calligraphiques, colonnes, arc et voutes, etc. Chaque palais possède ses jardins, son patio, c’est magique.

Jardins d'Alhambra Grenade Palais Nasrides
Granada Alhambra Palais Lion

La sortie des palais Nasrides nous mène vers l’Alcazaba, une impressionnante muraille servant à surveiller et contrôler la ville. C’est une enceinte monumentale qui domine toute la ville et qui offre un panorama fantastique sur tous les quartiers de la ville.

Granada Alhambra Alcazaba

Le Généralife est un autre moment fort. Palais d’été des princes Nasrides, occupant les côtes de la Colline du nord, depuis lesquelles on partage d’autres points de vue sur la ville et les vallées des rivières Genil et Darro. Le coucher de soleil y est magnifique. Ses somptueux jardins ombragés aux nombreux recoins forment un véritable havre de paix. Bassins d’eau, fontaines, tonnelles rythment notre balade jusqu’au palais et ne cessent de provoquer l’admiration.

Et si vous souhaitez prolonger ce moment de bonheur après cette merveilleuse balade, « El Carmen de los Martires » est un autre petit oasis, verdoyant et reposant, à quelques mètres des jardins après leur sortie. Toujours sur les hauteurs de la ville, la vue est grandiose.

Après ce moment inoubliable et riche en émotions, une petite halte gastronomique s’impose. De très bons restaurants se trouvent dans le centre.

La balade peut ensuite reprendre ses droits au rythme des places, jardins et magasins dans le centre ville. La Puerta Elvira, la petite et agréable place « Bib Rambla », la cathédrale toute proche ainsi que le jardin « del triunfo » agrémente la découverte de la ville.

 

LE QUARTIER DE L’ ALBAYCÍN INSCRIT AU PATRIMOINE DE L’UNESCO

Le lendemain, nous repartons du centre ville, en direction du quartier de l’Albaycín et du mirador de San Nicola. Se perdre dans les petites rues pavées et sinueuses de l’Albaycín, ancien quartier arabe, est un vrai plaisir.

Grenade Espagne

Nous arpentons ses petites ruelles étroites, pleines de charmes, aux maisons blanches décorées de fleurs qui ornent les balcons. Ici et là, quelques jolies petites places parfois laissant émaner les senteurs de jasmin.

Granada Albaycin

De formidables et différents points de vue vous attendent du haut de la place. Nous pouvons apercevoir l’Alhambra dans son intégralité, avec en arrière plan la Sierra Nevada. C’est splendide. En redescendant dans la ville, l’étonnant spectacle de Grenade se poursuit, à travers la plaza Sante Ana, la Plaza Nueva et l’église de Santa Ana aux façades atypiques.

Granada

Dominant la ville, l’Alhambra et l’Albaicin, situés sur deux collines adjacentes, forment un ensemble architectural médiéval authentique auxquelles s’est mêlée harmonieusement au cours du temps l’architecture andalouse pour le plus grand plaisir des yeux.

Fiertés de la ville de Grenade, les jardins Generalife de l’Alhambra et le quartier de l’Albaicin ont été inscrits au patrimoine de l’Unesco en 1984 et sont deux choses incontournables à visiter.

Grenade est une ville qui laisse un souvenir marquant.

LE QUARTIER DU SACROMONTE

Un autre quartier, celui de Sacromonte, mérite le détour pour ses maisons troglodytes qui parachèvent ce séjour idyllique. Creusées dans la colline à la main de l’homme et formant des grottes de couleur blanche et bleue, voici des constructions incroyables.

Il existe même un musée situé tout en haut du Sacromonte et autour d’un jardin botanique rappelant leur histoire, la vie des gitans les occupant.

Et si vous êtes amateur de Street Art, le quartier Realajo vous comblera à travers les peintures murales, œuvres de Raul Ruiz, alias   « El Nino de las Pinturas » (« Le gamin des images »), qui a aux lignes épurées ont élevé le graffiti au rang d’art important.